Une alerte sanctions sans source n’est qu’une demi-réponse
Pourquoi chaque résultat de screening doit indiquer sa source et l’état de la liste, et comment des alertes traçables facilitent le travail de la compliance, de l’audit interne et de la société d’audit.
Toute équipe de compliance connaît ce moment : un nom s’affiche dans le screening, et quelqu’un doit décider ce que cela signifie. La décision elle-même est rarement le plus difficile. Le plus difficile vient ensuite, lorsqu’il faut expliquer le cas à un collègue, à un supérieur, à l’audit interne ou à la société d’audit, parfois plusieurs mois plus tard.
Une alerte qui indique seulement « correspondance » est un signal sans histoire. Elle dit à votre équipe que quelque chose demande de l’attention, mais pas quoi, d’où cela vient, ni à quelle date. C’est pourquoi nous mesurons la qualité d’un service de screening non seulement à ce qu’il trouve, mais aussi à la facilité avec laquelle chaque résultat peut être retracé.
Les intermédiaires financiers suisses doivent documenter leurs décisions de diligence au titre de la loi sur le blanchiment d'argent, et les mesures de sanction de la loi sur les embargos s'appliquent directement. C'est un résultat traçable qui rend cette documentation possible.
À quoi ressemble une alerte traçable
Une alerte n’est utile que si la personne qui la traite peut répondre à quelques questions simples sans quitter l’écran. D’où vient cette entrée ? Quelle liste, quel éditeur ? Que disait l’entrée au moment du contrôle ? Et quel est son lien avec la personne ou l’entreprise contrôlée ?
- La source : la liste ou la publication officielle dont provient l’entrée, par exemple le SECO, l’ONU ou une autre liste de sanctions internationale.
- L’état de la liste : la version de la liste sur laquelle le contrôle a été effectué, afin de situer le résultat dans le temps.
- La preuve : l’entrée concernée elle-même, avec les éléments qui ont conduit à l’alerte, et pas seulement un score.
- Le contexte : le lien entre l’entrée et le nom contrôlé, pour que votre équipe voie d’un coup d’œil pourquoi l’alerte a été émise.
Pourquoi l’état de la liste compte plus qu’il n’y paraît
Les listes de sanctions évoluent sans cesse. Des noms sont ajoutés, des données corrigées, des entrées supprimées. Un résultat exact hier peut sembler différent aujourd’hui, et inversement. Sans trace claire de l’état de la liste utilisé pour un contrôle, personne ne peut dire par la suite si une décision était raisonnable au moment où elle a été prise.
Avec des listes actualisées chaque jour et un état de liste documenté, la réponse à la question « que savions-nous ce jour-là ? » n’est plus un exercice de reconstitution. C’est un fait versé au dossier.
Trois destinataires, une seule documentation
Les responsables compliance doivent clore ou escalader un cas rapidement et avec assurance. L’audit interne veut voir que le processus a été appliqué de manière cohérente. La société d’audit veut vérifier que les décisions reposent sur des preuves documentées et non sur le souvenir de quelques personnes. Une alerte traçable répond aux trois attentes avec la même documentation.
En pratique, cela fait gagner du temps de part et d’autre. Les analystes passent moins de temps à rassembler le contexte, les contrôleurs moins de temps à le demander. La discussion passe de « qu’est-ce que c’est ? » à « notre appréciation est-elle solide ? », et c’est précisément la conversation que la compliance doit avoir.
Moins de scores opaques, plus de raisonnement documenté
Un simple chiffre de similarité alimente le débat, car personne ne sait ce qu’il signifie dans un cas concret. Une alerte qui montre sa source, l’état de la liste et les éléments concordants permet de décider. Votre équipe peut la confirmer, l’écarter ou l’escalader, et dans chaque cas le raisonnement est visible et peut être consigné au dossier.
Signal as a Service – jamais la décision. Le signal doit être aussi clair et aussi bien documenté que possible. La décision reste à votre équipe.
Ce qu’il faut demander à votre fournisseur de screening
- Chaque alerte indique-t-elle son origine et l’état de la liste utilisé pour le contrôle ?
- Un résultat peut-il être reconstitué et expliqué plus tard, à un auditeur qui n’était pas présent ?
- Quelle est l’actualité des listes, et cela est-il visible pour l’utilisateur ?
- Le service soutient-il la décision de votre équipe, ou cherche-t-il à la remplacer ?
Un bon screening ne s’arrête pas lorsqu’un nom correspond. Il s’arrête lorsqu’une personne peut expliquer, preuves à l’appui, pourquoi le cas a été clos de cette manière. C’est à cela que sert la traçabilité.
Si vous souhaitez voir comment cela fonctionne en pratique, nous serons ravis d’en discuter avec vous et de vous le présenter.